Pourquoi je rejoins Wattpad : de nouveaux horizons pour mes récits C’est avec beaucoup de plaisir que je vous annonce aujourd’hui l’ouverture de mon compte sur la plateforme Wattpad . Un espace pour mes petits projets J’ai souvent des idées, des ébauches ou des fragments de récits qui ne trouvent pas forcément leur place dans un format de publication classique. J'ai donc décidé d'investir Wattpad pour y partager ces petits projets . C'est pour moi un véritable laboratoire de création où je peux publier de manière plus spontanée et échanger directement avec vous. Pour ceux d’entre vous qui ont suivi L'Heure qui ne Sonne Plus , sachez que cette plateforme sera le prolongement naturel de cet univers. C'est une façon pour moi de ne pas refermer totalement la porte de cet imaginaire et de continuer à le faire vivre à vos côtés, chapitre après chapitre.
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L'Escale des Rails Incertains Je suis assis dans ce train qui ne promet rien, sur un quai où le temps semble avoir abdiqué. Un jour de grève, les horaires s’effacent, les certitudes s’évaporent, et le voyage commence avant même le premier tressaillement de la machine. Le wagon est quasi vide, une bulle de silence au milieu du tumulte social. Dans cet espace entre deux mondes, je ne subis pas l’attente ; je l’habite. L'inconnue de l'heure d'arrivée — et même de l'arrivée tout court — ne m'inquiète plus. Elle m'offre ce que la vie ordinaire me refuse : une page blanche. Mes pensées s'échappent par la fenêtre, là où le paysage attend lui aussi que le mouvement reprenne. Je m'évade dans les récits de "L’Heure qui ne sonne plus", là où le temps n'est plus un maître, mais un compagnon de route. Je revisite ces 48 escales, ces refuges de l'esprit que j'ai bâtis quand tout semblait s'arrêter. Puis, doucement, mon esprit glisse...
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Et si on s’autorisait enfin une escale ? Bonjour à tous les amoureux des mots, J’aimerais vous présenter un projet qui a littéralement changé ma trajectoire : « L'Heure qui ne sonne plus » . Ce livre n'est pas né d'une envie d'écrire, mais d'une nécessité absolue de ralentir. À l’aube de mes soixante ans, le tumulte du monde professionnel a fini par éteindre ma propre lumière. Le diagnostic est tombé comme un orage : burnout. Pour ne pas sombrer, j’ai dû réapprendre le silence et redécouvrir la valeur du temps qui passe, sans urgence, sans obligation de résultat. De cette introspection sont nées 48 escales imaginaires . Ce ne sont pas des chapitres classiques, mais des parenthèses. Chaque texte est une invitation à poser ses bagages : une marche sous la brume, le craquement d'un parquet ancien, ou le murmure d'un grand arbre. J’ai écrit ce recueil comme on dessine une carte pour ceux qui, comme moi, ont parfois l'impression de s'être perdus en chemin...
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Il y a des projets qui naissent du silence et du besoin de retrouver son propre rythme. « L'Heure qui ne sonne plus » est de ceux-là. Ce recueil de 48 escales imaginaires a été écrit comme une invitation à ralentir, à s'offrir une pause nécessaire dans le tourbillon du quotidien. Aujourd'hui, je suis heureux de vous annoncer que le livre poursuit son chemin. En plus de votre librairie locale, il est désormais disponible sur Amazon . Une option pratique si vous souhaitez le recevoir directement chez vous ou l'offrir à un proche, même à distance. Vous pouvez le retrouver ici : L'Heure qui ne sonne plus sur Amazon Que ce soit au coin du feu ou lors d'un moment de calme en fin de journée, j'espère que ces pages vous offriront, à vous aussi, une parenthèse de sérénité. Merci pour votre soutien et vos retours qui me touchent toujours autant. André Demain
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28 juin 1914 – Le cristal fêlé « Il est vingt-deux heures. La maison est plongée dans cette pénombre bleutée que j'aime tant, celle qui précède le moment où l'on souffle la dernière lampe. Mais ce soir, l'air semble chargé d'électricité, comme avant un orage qui ne veut pas éclater. Tout a commencé au dîner. Victor est arrivé en retard, le journal froissé sous le bras, le visage plus sombre que d'ordinaire. "Ils ont tué l'archiduc", a-t-il lancé sans même saluer. Mon père a continué de découper son rôti avec cette précision chirurgicale qu’il met en toute chose. "Les Serbes sont des têtes brûlées, Victor. L’Autriche fera les gros yeux, on signera trois protocoles et les notaires auront encore du travail. Mange ta viande." J'ai regardé Louise. Elle ne s'intéresse pas à la géopolitique, mais elle a ce sens de l'instinct. Elle a posé sa fourchette. Ses yeux ont fait le tour de la table, s'arrêtant sur les boiseries, sur l'a...
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C’est une ruelle que l’on ne cherche pas, mais sur laquelle on tombe, un jour de flânerie. C’est une façade blanche aux volets verts qui semble dire que le temps, ici, a une autre valeur. C’est l’histoire d’un homme qui a quitté le fracas des chiffres et l'urgence du monde pour retrouver la vérité de la matière. C’est la chorégraphie de la patience, où l'on n’ouvre pas une machine, on écoute son histoire. C’est un vieux moulin à café qui grince comme un souvenir d’enfance. C’est une voiture à pédales rouge qui attend son second souffle. C’est une boîte à musique qui n’est pas cassée, mais qui a juste besoin de ne plus avoir peur. C'est la rencontre de destins qui se croisent autour d'un établi : une institutrice qui cherche le rythme des perles d'un boulier, un patron de pub gardien des dimanches, et des enfants qui réparent l'avenir en soignant leurs jouets. C’est un hommage à l’art du geste lent, à la transmission et à ce lien invisible qui nous unit tous. Par...
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Il existe, au détour de nos vieux quartiers, des sentinelles qui ne portent pas d’uniforme. On les croise chaque matin sans toujours deviner que leurs mains, leurs voix ou leurs regards sont les derniers remparts contre l'oubli. Ce sont les Gardiens de la Mémoire. Ils sont dans le secret des boiseries que le menuisier caresse pour en réveiller le veinage. Ils habitent le brouhaha chaleureux du tenancier de café, ce port d’attache où les confidences s’échangent comme une monnaie précieuse. On les devine dans le geste précis du barbier, maniant la lame comme on efface les traces d’une nuit trop longue, ou dans l’odeur de plomb et de papier de l’imprimeur, fixant pour l’éternité ce qui n’était qu’une pensée fugace. La mémoire est une matière vivante, une étoffe que la couturière reprise avec une patience infinie, une mécanique que le garagiste écoute battre comme un cœur fatigué. Elle se niche dans les salles de classe où l’enseignant transmet les mots de demain, et dans le si...